Marine Le Pen profil bas

par Valérie Lecasble |  publié le 29/08/2026

Après des vacances qu’elle aime prendre longues, la candidate du RN faisait sa rentrée politique à la REF du Medef où, interrogée sur son score de 35 % dans les sondages, elle répond, modeste : « les sondages, je m’en méfie. La campagne commence à peine ».

Sur scène ensuite, elle énumérera ses propositions, sans agressivité, en lisant des fiches qui lui ont été préparées. Sa sage robe bleu marine avec un nœud dans le dos et ses escarpins pointus achèvent le tableau du retour d’une candidate qui fait profil bas.

Modestie de la première sortie d’une Marine Le Pen qui a craint de ne pas pouvoir se présenter ? Ou stratégie politique pour rassurer comme contraste à la radicalité de LFI ?

Comme elle dit, sa campagne ne fait que démarrer.

Son équipe fortifie Mélenchon

Il fallait voir Jean-Luc Mélenchon débarquer avec son équipe en rangs serrés à Roland-Garros (Medef) pour comprendre comment le leader de LFI s’impose. Mathilde Panot, Manuel Bompard, Aurélie Trouvé, Éric Coquerel, Sofia Chikirou l’encadraient, sérieux devant les caméras de la meute de journalistes venus l’accueillir. Une habitude qui donne aux médias le sentiment de la puissance de Mélenchon.

A contrario, Édouard Philippe est toujours tout seul, accompagné de sa responsable de communication, décrypte un photographe qui consacre ses journées à couvrir les déplacements du leader de LFI. À quoi ça tient, la politique…

Virginie Calmels acquiesce aux propositions de Hollande

Qui sera le candidat capable de battre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ? En quête d’une réponse, la présidente de CroissancePlus, ex-numéro deux de LR, s’est précipitée sur la lecture du Point dont la une affiche « François Hollande L’embusqué ». Celui-ci a déjà répondu à son invitation de venir le 6 octobre expliquer son projet aux entrepreneurs.

Après avoir reconnu les vertus du CICE, Virginie Calmels considère que, pour un homme de gauche, sa proposition en faveur d’une retraite à 63 ans avec allongement ensuite des années de cotisation va dans le bon sens. Globalement, ses idées économiques lui paraissent raisonnables. Et raisonnées.

Christophe Borgel s’engage pour Glucksmann

En tête-à-tête à Blois, l’ex-ponte du Parti socialiste s’est longuement entretenu avec David Assouline, à la manœuvre sur la primaire sociale-démocrate. L’objectif ? Définir ensemble la meilleure façon d’aider leur poulain Raphaël Glucksmann à l’emporter. Avec ces deux vieux briscards de la rue de Solférino à la manœuvre, le leader de Place publique a les fées les plus expérimentées du Parti socialiste autour de son berceau.

Violette Spillebout rempile pour Attal

La députée du Nord n’est pas rancunière. Celle qui s’était fâchée avec Gabriel Attal lorsqu’elle était corapporteure, avec le député LFI Paul Vannier, de la commission d’enquête à l’Assemblée nationale sur Bétharram, mène un rôle actif dans sa campagne présidentielle.

On se souvient que l’abstention de Gabriel Attal sur la proposition de loi contre les violences en milieu scolaire qu’elle avait déposée avait contribué au rejet du texte, le patron des députés Ensemble pour la République n’ayant pas souhaité voter en faveur de son acolyte de LFI. Il avait fallu un deuxième vote, sans Paul Vannier, pour qu’il soit de nouveau présenté.

À la REF, Violette Spillebout s’est affichée tout sourire dans le staff d’Attal. Tout en ayant gardé le contact, assure-t-elle, avec son ami Paul Vannier.

Valérie Lecasble

Editorialiste politique