Le patrimoine en chantant…

par Frédérick Casadesus |  publié le 18/09/2026

Dans le cadre des Journées du patrimoine, la Cité de la musique-Philharmonie de Paris ouvre ses portes et propose de nombreuses animations. Une semaine plus tard, elle présentera un excellent spectacle familial.

La Philharmonie de Paris par l'architecte Jean Nouvel, au Parc de la Villette. (Photo GARDEL Bertrand / Hemis via AFP)

Le patrimoine français n’est pas seulement fait de vieilles pierres, mais aussi… de notes harmonieuses. On le vérifiera en visitant le Musée de la musique et la Philharmonie de Paris, dont les portes seront ouvertes samedi et dimanche de 10 h à 18 h, gratuitement bien entendu. On dira qu’on a déjà vu ces merveilleuses collections – contrebasses, violes de gambe, trombones et clavecins bien alignés dans des vitrines. Alors pourquoi y retourner ? Pour le plaisir de rêver, de déambuler, et aussi d’écouter des symphonies, des sonates et des chansons – puisqu’en ce musée toutes les musiques ont droit de cité. On pourra enfin découvrir les explorations sonores imaginées par l’Ensemble intercontemporain, formation qui célèbre son cinquantième anniversaire et qui, comme son nom l’indique, promeut les compositions de notre temps.

Le Musée de la musique en accès libre

Bis repetita la semaine suivante. Le dimanche 27 septembre, l’Ensemble Virêvolte présentera Bêtes de scène, un spectacle participatif conçu par Aurore Bucher pour les familles (il est ouvert aux enfants à partir de six ans). On en devine le programme : des œuvres musicales évoquant les animaux. « Bêtes de scène est une invitation à explorer notre part d’animalité dans un espace où l’art, la fête, l’émotion et la pensée se mêlent sans hiérarchie, explique Sol Espèche, qui l’a mis en scène. C’est un spectacle fait d’instants, de métamorphoses et de complicités. Un moment fragile et joyeux, suspendu entre ciel et terre, entre le sérieux du chant et la liberté du jeu. » Clément Janequin, Jean-Philippe Rameau, mais aussi Georges Brassens, Les Frères Jacques, Nino Ferrer et même Luis Mariano seront de la fête.

Jadis, aux abattoirs de La Villette, les animaux venaient là vivre leurs dernières heures. Depuis des lustres, le 19e arrondissement a fait peau neuve pour devenir l’un des espaces les plus tendres de la capitale. Grâce à la musique et à sa Cité…

Frédérick Casadesus