Glucksmann rêve d’une « dream team »

par Valérie Lecasble avec Sylvie Pierre-Brossolette |  publié le 02/05/2026

Raphaël Glucksmann est dans les starting-blocks. La parution de son livre, le 28 mai, puis son meeting aux Docks d’Aubervilliers le 13 juin, doivent donner une nouvelle dynamique à sa candidature, en dévoilant sa personnalité et son programme.

En même temps, il s’attelle à constituer « une équipe pour reconstruire le pays » avec un « cercle de gens crédibles ». La présence à ses côtés de Yannick Jadot voire de Cécile Duflot pour porter l’écologie qui est au cœur de son projet de transformation de la France, mais aussi les soutiens affichés de Carole Delga, Nicolas Mayer-Rossignol voire de Boris Vallaud, ont cet objectif. Sans oublier le poids de ses deux plus proches collaborateurs : Aurore Lalucq, qui préside la commission des affaires économiques au Parlement européen et l’ex-ministre de la Santé Aurélien Rousseau.

Ça commence à ressembler à « la Dream Team de Jospin », lâche celui qui ne voit chez les Insoumis, personne qui puisse rivaliser avec de telles personnalités.

Foot : Sarko s’éclate au Parc

Convoqué mercredi 29 avril au Tribunal pour s’expliquer sur les deux missives où Claude Guéant l’a chargé, Nicolas Sarkozy a assisté la veille au soir, comme si de rien n’était, au match qui a opposé le PSG au Bayern de Munich. Dans la fameuse loge VIP du Parc des Princes qu’il fréquente assidument, on l’a vu hurler de joie avec les autres supporters du PSG, lors de ce match d’anthologie à 9 buts (5 à 4 pour le PSG).

Comme quoi, le sport répare – momentanément – alors qu’il est devenu évident, aux yeux de tous, qu’il a commis une erreur en changeant sa stratégie de défense. Le pugilat qu’il a engagé avec son proche collaborateur Claude Guéant a ouvert la boîte de Pandore. « Ce qui avait été nié en première instance, éclate au grand jour », remarque un observateur avisé.

PC : Roussel candidat à tout prix

Lui ne fera alliance, ni avec Jean-Luc Mélenchon, ni avec les partisans de la primaire de la gauche, ni avec les sociaux-démocrates qui la refusent. Fabien Roussel se présentera lui-même comme candidat à l’élection présidentielle. Non parce qu’il a une chance de gagner. Mais parce qu’il en va de la survie du Parti Communiste.

Qu’importe si les quelques pourcents que recueillera sa candidature participeront à l’éparpillement des voix à gauche : selon la doxa, il n’y a pas de Parti Communiste sans que son leader soit candidat à la présidentielle. Dans ce camp, on joue à se faire peur avec la conviction d’un match annoncé au second tour entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement National. Ni l’un ni l’autre ne sont la tasse de thé du PC qui rejette le communautarisme de La France Insoumise et défend « la France des travailleurs ».

Alors, Fabien Roussel, est-il vraiment si utile de se présenter ?

Yaël Braun-Pivet veut elle aussi y aller… 

La présidente de l’Assemblée nationale, très présente dans les médias, pense avoir une chance de se glisser dans la compétition présidentielle, tant les candidatures masculines de son camp peinent à soulever l’enthousiasme.

Dans son équipe, à l’hôtel de Lassay, elle dispose d’un conseiller spécial expert des campagnes électorales, Xavier Chinaud, le fils de l’ancien giscardien Roger Chinaud, lui-même un vieux routier de la politique. Et en privé, elle se dit « extrêmement déterminée ».

…et Sarah Knafo ?

Elle avait pourtant juré qu’elle ne se présenterait pas à l’élection présidentielle. Dans le couple, la répartition des rôles était décidée : à elle la candidature à la mairie de Paris, à son compagnon Eric Zemmour, celle à la présidentielle. De plus, à 33 ans et avec deux enfants en bas âge, elle n’était pas prête à y aller cette fois-ci.

Sarah Knafo s’est-elle prise au jeu ? Le succès de sa campagne pour Paris où elle a réussi en quelques mois à décrocher 10,4% des voix et à peser dans le débat à droite, peut le laisser penser. La preuve, son site à succès « Paris à cœur ouvert » a changé de dimension et de nom pour s’appeler désormais « Le Programme pour la France ». Son projet politique est devenu national et les internautes peuvent proposer, voter et contribuer au projet.

Elle serait ainsi préparée au cas où Eric Zemmour, lassé, décidait de ne pas se présenter.

Valérie Lecasble avec Sylvie Pierre-Brossolette