Guedj : Rima Hassan est une « menteuse »

par Valérie Lecasble |  publié le 20/06/2026

Jérôme Guedj réfute l’accusation lancée contre lui par Rima Hassan. Lors de son meeting-concert dédié à la Palestine, le 17 juin à Strasbourg, la députée européenne avait dénoncé la campagne qu’il aurait alors menée pour faire interdire la conférence de Jean-Luc Mélenchon à Lille en avril 2024. Une exagération que l’insoumise a incluse dans sa diatribe contre les socialistes qui refuseraient, selon elle, de soutenir la cause palestinienne, avec mention spéciale pour Jérôme Guedj, Carole Delga, Boris Vallaud et François Hollande.

Le député de l’Essonne rétorque qu’il avait seulement critiqué l’état d’esprit général de la réunion, qu’il trouvait problématique avec le logo de l’association étudiante organisatrice, dénommée Libre Palestine et qui rayait l’État d’Israël de la carte. Mais il dément avoir réclamé, et encore moins obtenu, l’interdiction de l’événement ainsi que Rima Hassan vient de l’affirmer. C’est en réalité l’Université de Lille qui avait fini par annuler la conférence en raison de l’impossibilité d’organiser des « débats sereins ».

Voilà pourquoi Jérôme Guedj traite aujourd’hui Rima Hassan de « menteuse ».

Polony présidente ?

Face au foisonnement des candidatures à l’élection présidentielle, l’essayiste et écrivaine Natacha Polony est tentée, elle aussi, de se lancer. Quelle meilleure tribune pour exposer et défendre ses idées, pense celle dont le dernier livre La France, corps et âme a l’ambition de livrer une réflexion globale sur la France, sa culture, ses territoires, son modèle politique et ses fragilités.

Chroniqueuse à la radio et à la télévision, cette républicaine souverainiste, férue de laïcité et spécialiste de l’école, veut peser dans le débat de la prochaine présidentielle. Elle tombe à pic : la souveraineté est déjà le leitmotiv de plusieurs candidats.

L’absence de Vallaud

Boris Vallaud est un soutien affirmé du leader de Place publique, avec l’écologiste Yannick Jadot. Son absence a été d’autant plus remarquée au meeting de Raphaël Glucksmann le 13 juin. Celui qui préside le groupe des députés socialistes à l’Assemblée nationale donne le sentiment de jouer sa propre partition.

Il se félicite que le Parti socialiste lui octroie ce qu’il réclamait en vain depuis deux mois : la convocation d’un Conseil national qui devrait permettre, dès le 30 juin, de définir la stratégie socialiste pour la présidentielle et de choisir la méthode de désignation de son candidat. Personne ne doute que, dans ce contexte, Boris Vallaud sera l’un de ceux qui concourront à la primaire, si jamais elle se tient.

Ceci expliquerait-il donc cela…

Breton, le Draghi de 2027 ?

Il occupe les plateaux de télévision pour distribuer les bons et les mauvais points aux dirigeants de l’économie mondiale. Ex-ministre de l’Économie, ex-commissaire européen lâché par Emmanuel Macron, Thierry Breton peaufine sa stratégie pour occuper le poste de futur redresseur de l’économie française en 2027, ainsi que Mario Draghi l’a fait aux côtés de Giorgia Meloni en Italie.

Breton a plusieurs cordes à son arc. Il s’est placé auprès de l’inexpérimenté Jordan Bardella, convaincu que si celui-ci était élu, il aurait besoin de lui. Mais il figure aussi dans le cercle de Raphaël Glucksmann qui l’a cité élogieusement lors de son meeting du 13 juin aux Docks de Paris. Ces deux-là se retrouvent sur la souveraineté, en particulier numérique, et sur le patriotisme économique. De Bardella à Glucksmann, le grand écart…

Le flop des livres politiques

Hormis les auteurs d’extrême droite comme Jordan Bardella, Philippe de Villiers ou Éric Zemmour, les publications des femmes et hommes politiques n’attirent pas les foules.

Avec seulement 500 exemplaires vendus de son ouvrage Réveillons-nous !, Élisabeth Borne n’a réveillé personne ; Raphaël Glucksmann ne donne pas encore très envie (3 950 exemplaires) ; avec Demain si tout va bien (4 130 exemplaires), ça ne va toujours pas trop bien pour Marine Tondelier. C’est à Horizons qu’on voit les meilleures ventes, avec 13 600 exemplaires pour le livre d’Édouard Philippe, toutefois publié il y a un an. En seulement deux mois, En homme libre paie pour Gabriel Attal (11 530 exemplaires), mais la rumeur dit que son parti Renaissance aurait acquis une bonne partie des livres vendus.

Valérie Lecasble

Editorialiste politique