Le 27 juin au Mans, François Hollande poursuit sa tournée

Le « Printemps du souffle breton » qui a réuni ce week-end à Liffré devant 700 personnes, la crème de la social-démocratie, à l’initiative du proche de Jean-Yves Le Drian, Loïg Chesnais-Girard, serait le premier rendez-vous d’une tournée dans quatre à cinq villes de France avant l’été.

Emma Rafowicz, Karine Daniel, Raphaël Glucksmann, François Hollande, Éric Lombard, Loïg Chesnais-Girard, Jean-Pierre Jouyet, Carole Delga, Stéphane Le Foll et Yannick Jadot posent lors d’une réunion de personnalités de la gauche bretonne, baptisée « Printemps du souffle breton », à Liffré, dans l’Ouest, le 25 avril 2026. (Photo D.R.)

Après une masterclass de près de deux heures sur les enjeux de la situation internationale où il a été le seul intervenant à débattre devant son auditoire, François Hollande souhaite poursuivre le débat avec les Bernard Cazeneuve, Carole Delga, Raphaël Glucksmann, Raquel Garrido, Stéphane Le Foll, Yannick Jadot ou encore Éric Lombard. L’ex-président de la République qui « se prépare » souhaite ainsi confronter les idées sur le terrain pour agréger les bonnes volontés.

Rendez-vous est déjà pris pour un meeting le samedi 27 juin au Mans, la ville de Stéphane Le Foll, son ex-plus proche collaborateur pendant vingt ans. Seront présents, outre le scientifique Jean Jouzel qui apportera ses lumières sur le climat, Bernard Cazeneuve et il l’espère Raphaël Glucksmann.

Une tournée ? « Elle prend l’allure d’une pré-pré-primaire », commente l’un de ses proches.

Grasset : Les dessous du grand silence des académiciens

Dans l’affaire du limogeage d’Olivier Nora, le monde littéraire s’interroge sur l’absence de réaction des académiciens qui font pourtant office de sages tutélaires dans leur profession. Sur la dizaine d’écrivains qui sont, parmi les 40 fameux Immortels, édités chez Grasset, un seul, Dany Laferrière a signé le texte des quelque 200 auteurs qui ont annoncé quitter l’éditeur.

Pourquoi ce silence ? Résulte-t-il de leur volonté de protéger l’un des leurs, Boualem Sansal qu’ils ont élu au 1er tour avec 25 voix sur 26 votants en janvier dernier après son année de détention ? Certainement pas répond l’un d’eux, outré de la façon dont l’auteur algérien a commis un crime de lèse-majesté en laissant tomber Antoine Gallimard, le saint des saints dans le monde de l’édition. S’ils avaient su qu’il se conduirait de la sorte, ils ne l’auraient jamais élu.

Pourquoi alors ? Tout simplement, disent-ils, parce qu’ils ne font pas de politique et que le limogeage d’Olivier Nora est, selon eux, éminemment politique alors que depuis des années, le torchon brûlait entre Nora et Sarkozy. Leur rôle serait de défendre l’exigence intellectuelle et littéraire, l’excellence culturelle et le débat intellectuel et non de prendre position dans les règlements de comptes entre un actionnaire et l’un de ses éditeurs.

Ceci étant dit, leur parole à l’égard de Vincent Bolloré est féroce. Après avoir « tué » Fayard depuis le limogeage de son ex-directrice générale, en concentrant ses publications sur des auteurs d’extrême droite ou douteux comme Jordan Bardella, Éric Zemmour, Sarah Knafo, Philippe de Villiers ou Nicolas Sarkozy, voici qu’il « tue » Grasset. Qui voudra publier chez cet éditeur dont l’image s’est tant effondrée que plus aucun jury ne lui attribuera de prix littéraire ? Cette fois, disent-ils, Vincent Bolloré s’est tiré une balle dans le pied, et l’homme d’affaires ne s’en remettra pas…. D’autant plus que son attaque contre Olivier Nora dans le JDD a été mal perçue, tout comme l’est la campagne menée contre lui à longueur d’antenne, sur CNews et Europe 1.

Soit, mais pourquoi alors les académiciens édités chez Grasset ne se sont-ils pas joints au mouvement de départ ? « Ceux qui ont suivi De Gaulle pour aller à Londres avaient plus près de 20 ans que de 70 », raille l’un d’eux. Vérification faite, leur âge moyen se situe entre 70 et 80 ans, selon les périodes.

Comme quoi, quand il s’agit de courage, la valeur se perd avec le nombre des années.

 Présidentielle : Aurore Bergé s’y voit aussi

Aurore Bergé, ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, prend très au sérieux la préparation de sa candidature à la présidentielle. Elle a commencé à faire la tournée de ses soutiens financiers pour se constituer une cagnotte. C’est dans cet esprit qu’elle avait publié un livre l’an dernier, en n’excluant pas, déjà, être dans la course.

En froid avec Gabriel Attal depuis leur désaccord sur l’attitude à adopter face à LFI, elle veut se donner les moyens de ne pas faire seulement de la figuration.

Poutine-Trump : échange de bons procédés

Errol Musk, le père d’Elon, habitué des séjours en Russie pour ses affaires, est en train de négocier avec Moscou un droit d’asile pour une cinquantaine d’Afrikaners qui auraient été, disent-ils, victimes de « pogroms » en Afrique du Sud. Le même Errol Musk avait précédemment fait une demande similaire, que Donald Trump avait acceptée pour un accueil d’un même type aux Etats-Unis.

Ce que Trump a accepté, pourquoi Poutine le refuserait-il ? Pourtant alignée sur Moscou, l’Afrique du Sud conteste vigoureusement l’accusation de tels pogroms, ce qui n’empêche pas Poutine de se montrer ouvert à la demande. Pour le maître du Kremlin, un échange de bons procédés entre amis ne peut pas faire de mal, si cela permet de s’attirer les bonnes grâces de Donald Trump …

Valérie Lecasble avec Jean-Paul de Gaudemar, Thierry Gandillot et Sylvie Pierre-Brossolette