Les festivals, une certaine idée de la République
Lorient, la Vézère, Nice, Loches : dans une période marquée par les incendies et les crises, les festivals rappellent que la culture est un facteur de cohésion.
Honneur à la Bretagne et sa folie de Lorient. Du 31 juillet au 9 août, le Festival Interceltique donnera des drapeaux, des danses, des bagads et des concerts à plus d’un million de visiteurs. Le premier dimanche, cette année le 2 août – en Bretagne, on se distingue de mille façons – se déroulera la Grande Parade des Nations Celtes, 3 500 musiciens faisant vivre la joie dans les rues de la ville. Et le premier qui plaisante au sujet de la soif, prétendue première passion des habitants de la région, peut plier bagage aussi vite qu’il est venu ! L’ambiance est là-bas non seulement bon enfant, mais très encadrée. Alors, qu’attendez-vous ?
Peut-être que sera terminé le Festival de la Vézère. Discrète et classique, cette manifestation se déroule dans un domaine dont le château du Saillant constitue le trésor. On y fête cette année la famille Pidoux, les Pascal, mais encore la troupe anglaise Diva Opera, qui donnera La Cenerentola et La Bohème au début du mois d’août.
La culture, un pont entre les territoires
Pendant ce temps, le musée de Cimiez s’ouvre à de jolies soirées musicales, pensées et dirigées par la pianiste Marie-Josèphe Jude. On ne finirait pas de citer les musiciennes et les musiciens de grand talent qui virent le jour à Nice. Par les temps qui courent, maintenir dans cette ville une rencontre de qualité relève non seulement d’une gageure, mais aussi d’un esprit de résistance.
Sans exclusive, parce qu’il n’est pas interdit de préférer la campagne aux charmes de la Méditerranée, n’oubliez pas la ville royale où le petit Louis, fils de Charles VII, a passé son enfance. « Loches en voix », festival entièrement gratuit, se donnera, dans quelques jours, au jazz, au gospel, au swing.
À ce petit bouquet de notes, libre à vous d’ajouter le parfum de vos préférences. Mais encore une fois, défendre la musique – et le théâtre, la danse, la peinture, en un mot les beaux-arts, comme on disait autrefois – c’est promouvoir un rapport au monde, aux autres, où brillent les ambitions de notre République. Une certaine idée de la France.



