Les « George Sand »… chez George Sand
Dans le cadre du festival de Nohant – désormais appelé « Nohant Festival Chopin », il faut bien vivre avec son temps –, se produira bientôt le trio… George Sand. Un rendez-vous entre les lettres et la musique…
Elles sont trois (parfois quatre quand une altiste les rejoint, ce qui les transforme en mousquetaires) : Anne-Lise Gastaldi, pianiste, Virginie Buscail, violoniste, et Diana Ligeti, violoncelliste. Chacune possède sa personnalité : Diana, volubile ; Virginie, vigilante ; Anne-Lise, méticuleuse. Mais ces musiciennes ont en commun l’art de rire, d’exprimer les tourments les plus intenses avec une justesse d’équilibriste, enfin de porter sur la scène comme au disque des projets formidables, qui sortent de l’ordinaire (1).
À Nohant, sur les traces de George Sand et Chopin
Elles joueront le 19 juillet dans la demeure de Nohant, qui abrita naguère les amours de George Sand et Frédéric Chopin, à l’occasion du festival initié par Aldo Ciccolini en 1966 – il y a soixante ans, cela se fête – et dirigé de main de maître par l’excellent pianiste Yves Henry. Que vont-elles offrir aux mélomanes ? Fanny Mendelssohn et Schubert. « On n’est pas plus snob », dira-t-on. Eh bien non. Les « George Sand » ont le goût du décalage et le souci d’associer des compositeurs aux couleurs complémentaires. On sait que Fanny Mendelssohn fut bridée dans ses ambitions par son père et son frère – d’une façon générale par une époque peu chaleureuse avec les femmes ayant le désir de créer, ce n’est rien de le dire. Quant à Schubert, il demeure un des phares de la musique occidentale.
Gageons que les musiciennes, en rappel, auront la bonne idée de jouer le finale du Trio en la majeur de Haydn, un must ! (1) Sous le soleil des George Sand, on aime l’été caniculaire.
(1) Mozart au Japon



